Le cri

J’entend le loup le renard et les grillons ; j’entend le re-enard et les grillons chanter !

Entendre les animaux sauvages si près de la maison me réjouit. Réellement. C’est cela aussi vivre la nature : accepter de cohabiter.

Après tout n’est-ce pas l’Homme qui colonise toujours plus de territoires, obligeant de braves bêtes à rechercher leur pitance toujours  plus près de nos habitations ? Bien sûr que le renard nous a dėjà volé des poules … Honnêtement, ça passe mieux quand c’est le renard qui nous vole nos animaux que quand c’est l’inhumain (8 canes en une nuit quand même ! je ne l’ai toujours pas digéré je dois dire 🙁 )

Et puis je préfère entendre le cri du renard, je préfère partager mes poires avec les chevreuils qui traversent mon terrain que d’entendre les coups de fusil des chasseurs fiers de tirer les faisans et les sangliers qu’ils ont nourris toute l’année.

D’après le calendrier de chasse l’ouverture est le 18 septembre (à part pour les gibiers d’eau, et puis le renard, considéré comme nuisible c’est toute l’année, et puis il y a d’autres exceptions) donc dès hier matin 3 septembre, le bruit du fusil a remplacé le chant du renard !

bref c’est ça aussi vivre à la campagne, c’est accepter de cohabiter avec des gens armés …

Renard

Un nouveau cartable

Bon il nous a fallu, à PetiteFée et moi, admettre que son premier et beautiful cartable, après avoir vaillemment fait le cp et le ce1, méritait une retraite définitive (et qui sait, un recyclage futur ?).

PetiteFée a choisi une toile cirée dans mon stock (de trois !) et demandé un hublot garni comme chez Blisscocotte dont j’adore l’univers archi coloré encore plus que chez nous.

Elle n’a réellement qu’une chemise A4 et un livre de temps en temps à trimballer, nul besoin d’un gros sac donc. Elle le voulait le plus léger possible. Et pour changer moi j’avais envie d’un format « debout ». Alors hop un gabarit maison et voilà :

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Bon cette fois le tissu planisphère il n’y en a plus ! Les trois trousses de l’an dernier seront assorties puisque toujours en très bon état (ce qui me réjouit j’avoue, pour du bidouillage maison 🙂 )

J’ai hésité à matelasser pour un rendu un peu plus « lourd » (mais la commande était : léger !) et finalement je ne regrette pas : le matelassage peut avoir un petit air maternelle non ?

PetiteFée l’aime, quoiqu’elle préferait l’ancien. Moi aussi. En fait celui là je l’aime surtout à l’intérieur ! La couleur du tour du hublot tranche un peu trop pour moi, du coup j’ai brodé un point bleu dessus – et ce n’était pas fun du tout sur de la toile cirée – J’étais prête à en faire un autre mais la miss a dit non, non, je veux celui-là 🙂

Dur ou à la coque ?

Je vois souvent sur Facebook des post un peu choc censés faire réfléchir à la consommation des produits animaux. Je suis végétarienne et pourtant parfois je ne suis pas d’accord ni avec la forme ni d’ailleurs avec le fond, particulièrement pour ce qui concerne les oeufs et le miel.

Nous sommes de fervents défenseurs de la cause animale et les conditions innommables d’abattage des animaux d’élevage sont la première raison pour laquelle nous avons cessé toute consommation de chair animale.
Nous estimons les espèces animales comme nous estimons n’importe quelle espèce vivante.

Nous avons un grand terrain à la campagne. Dès notre installation il nous a paru évident d’avoir nos propres poules qui nous donneraient de jolis oeufs.
Je le répète, nous sommes totalement contre l’exploitation brutale et mercantile des animaux, pourtant nous ne nous sentons pas coupables de manger les oeufs de nos poules, et n’avons pas le sentiment de les exploiter.

J’admire les personnes vegan car nous ne sommes pas encore capables de renoncer au fromage (au lait, si 🙂 ) ni aux chaussures de cuir, surtout l’hiver. Je remercie toutes celles qui déploient beaucoup d’énergie à nous partager leurs recettes inspirantes dépourvues de tout produit animal ou issu d’animal.

Cependant nous ne nous hérissons pas systématiquement contre l’élevage parce que nous connaissons des éleveurs honnêtes qui prennent soin de leurs animaux, nous voyons les brebis et les vaches paître dans les champs, et un élevage respectueux des besoins des animaux ne nous paraît pas contredire la cause animale. Ce sont évidemment les seuls élevages que nous pouvons cautionner. (malheureusement il reste l’incontournable case « abattoir » et c’est pourquoi nous ne mangeons aucun animal).

Nos poules et coqs disposent d’environ 500m2 de terrain herbeux.
Elles ont accès à un petit ruisseau pour boire les 2/3 de l’année (de juin à octobre, il est à sec).
Elles circulent et se reproduisent librement.
Elles sont abritées des intempéries et des prédateurs dans une cabane que nous fermons tous les soirs (en leur souhaitant une bonne nuit !)
Elles sont nourries de grain bio, d’épluchures, de pain dur.

Nous prenons soin de leurs besoins et de leur confort. Nous avons beaucoup appris et nous apprenons chaque jour en les observant.

Ainsi depuis seize ans nous avons remarqué que de l’automne au printemps, les poules ne tiennent pas plus que cela à leurs oeufs ! Elles pondent, puis avertissent leurs copines de leur exploit à grand renfort de cot cot codette ! Et elles quittent le pondoir pour retourner gratter/caqueter/manger.

Les oeufs sont juste des ovules. Lorsqu’ils ne sont pas fécondés, la poule le sait et ne s’y attarde pas. Quand nous ramassons les oeufs abandonnés dans les pondoirs, nous ne kidnappons pas des bébés !!!

Oui il est vrai qu’elles se comportent ainsi après des millénaires de sélection et de croisements de races par l’homme en vue d’obtenir des « pondeuses ».
Tout comme nos chiens affectueux nous gratifient de coup de langue alors qu’ils furent autrefois des loups inapprochables.
Tout comme les prunes, cerises, pommes dont nous nous régalons alors qu’ils furent des fruits sauvages et inmangeables.
Nous mangeons aujourd’hui des melons goûteux parce que l’homme a cherché/sélectionné/croisé les meilleures espèces. Tout ce que « trafique » l’homme n’est pas forcément l’incarnation du mal, cela fait parfois partie de l’évolution conjointe des espèces.

imageJe me fais l’avocat du diable et pose naïvement la question qui a l’air de fâcher : Si l’élevage d’une autre espèce est respectueux de ses besoins (et seulement si, évidemment), est-ce une exploitation condamnable ou cela peut-il être envisagé comme un partenariat ?

« Solar Airship »

Nos amis anglais nous ont fait l’immense joie de venir nous voir cet été. Jon, toujours fan d’expériences improbables avait apporté avec lui un étrange objet dans une boite : un « solar Airship ».

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l’objet est en fait une immense saucisse de 8 mètre de long et d’environ 70 cm de diamètre fait d’un plastique proche de celui des sacs poubelle noir. Le but ?  le faire voler !

On le gonfle en marchant, puis on le ferme avec un ficelle de cerf volant … et on attend que l’air chauffe à l’intérieur. Beau temps et vent très faible, recommandés ! Après quelques minutes l’objet commence à s’élever puis s’envoler. Plus simple… c’est difficile !

Energie solaire, pression atmosphérique, ça fonctionne très bien le matin l’air ambiant étant plus frais que celui du ballon quand il s’échauffe, l’effet montgolfière est immédiat ! Mais l’expérience ne lui suffisait pas, il voulu ensuite en faire un plus gros !

Banco ! nous fonçons au supermarché de coin pour acheter… des sacs poubelle (les plus gros trouvés : 270 litres !) et du banal ruban adhésif. Et nous voilà en train d’assembler 10 sacs préalablement coupés et assemblés ; 2 en largeur et 5 en hauteur afin de fabriquer une autre saucisse plus grande. Test sur le terrain : ça fonctionne parfaitement !!!  quelques fuites sont colmatées aussi vite au ruban adhésif.

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Mais ça ne suffisait toujours pas ! L’idée lui vint d’accrocher une caméra sous les ballons pour faire des films aériens, genre  « drone à deux sous » façon MacGyver ! Re-banco nous prenons le risque d’accrocher des smartphones et de filmer l’ascension.

Bon d’accord l’image n’est pas très stable évidemment mais nous avons réussi et en plus sans perte ni casse d’aucun smartphone !

Un dernier essai en assemblant les deux ballons l’un sous l’autre : très rapide ascension mais des fuites à la jonction ont fait redescendre l’ensemble assez vite.

La prochaine fois ? motorisation façon dirigeable (avec moteur à élastiques) ?! 😉

Sont capables de tout ces anglais-là, vivement leur prochain séjour à la maison !

Encore une chenille !

Peut-être sommes-nous de plus en plus attentifs 🙂

ou peut-être notre mode de vie le plus exempt possible de produit toxique et en recherche constante de conservation de la biodoversité – permaculture, ruches, compost etc … – nous amène-t-il de nouveaux pensionnaires 🙂

Cette fois c’est une chenille du papillon Machaon que nous pouvons observer sur une tige de panais brûlant (attention aux contacts avec cette apiacée  !)

Pour apprendre plein de choses sur Machaon et sa chenille c’est ici et ici.

Allez, une petite fiche mémoire, j’y prend goût !

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« The very Hungry caterpillar »

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PetiteFée a trouvé cette chenille dans le jardin. Nous n’en avions encore jamais vu chez nous et l’avons trouvée magnifique 🙂

Une recherche sur Internet et nous savons maintenant identifier la chenille du papillon Sphinx tête de mort sur lequel nous avons appris des choses passionnantes, notamment ici.

De quoi faire une petite fiche mémoire à télécharger si besoin 🙂

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Devoirs de vacances -3

Ou une grande Rallonge de table vite et bien faite.

Dans deux jours la maison se remplira un peu plus et nous serons … 14 ! Bon là, je le dis de suite, nous atteignons la grand maximum de la capacité d’accueil de la maison, avec matelas posés au sol en formule dortoir.

Vivent les vacances qui ramènent à la maison nos grands enfants et nos amis  🙂 🙂

M’enfin 14, ça fait du monde à table, surtout à l’intérieur le soir. (J’espère bien faire les autres repas dans le jardin :-))

Papaye nous a donc fabriqué une rallonge sur mesure, à partir d’un morceau de feu une estrade/espace couture puis aire de jeu de PetiteFée quand elle était très petite. (Et Archer aussi !)

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L’estrade un jour a été démontée et oui, on a une tendance furieuse à stocker 😉 mais tout ressert un jour ou l’autre : la preuve !

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Le pied de machine à coudre, duquel on a retiré le petit pupitre (fabrication maison aussi) sert de pied à cette rallonge dans laquelle Papaye a ménagé deux encoches pour que cela s’assemble parfaitement. Le tout est très stable. Une banale toile cirée unie dessus et voilà de quoi dresser une grande tablée 🙂